Facebook est un phénomène exceptionnel. En quelques années (Facebook a été créé en 2004), le réseau social est devenu un incontournable du web, fédérant 500 millions d’utilisateurs.
Aujourd’hui, la société de Mark Zuckerberg se trouve sur un marché dans lequel beaucoup de monde cherche à se placer, voir à s’imposer. Parmi eux, Google devrait bientôt lancer Google Me. Facebook a-t-il cependant les moyens de se défendre ? Le modèle du plus grand des réseaux sociaux est-il fait pour durer ? Eléments de réponses.
Monétisation : les informations personnelles comme clés du succès

Google est le leader de la publicité en ligne. Son système Adsense a ouvert aux annonceurs à faible budget comme aux éditeurs à faible audience la voie de ce moyen de monétisation.
Cela dit, Facebook a pu acquérir une certaine indépendance dans ce domaine grâce à son énorme base d’utilisateurs et aux informations qu’elle détient. Le réseau social a sa propre régie publicitaire.
Les avantages sont multiples. Les revenus générés pour Facebook sont plus élevés, mais surtout les publicités sont plus performantes. Sans communiquer de données sensible à une autre entité, il est possible de proposer des publicités particulièrement bien ciblées, et donc particulièrement performantes.
Des portes grandes ouvertes vers la mobilité
100 millions des utilisateurs de Facebook se sont déjà connectés depuis leur mobile. L’internet mobile connait actuellement une croissance exponentielle, et le potentiel y est énorme.
L’ouverture vers le mobile est donc aujourd’hui incontournable, et Facebook a là encore les armes pour s’y imposer : les applications.
Facebook, c’est tout un écosystème qui pourrait se suffire à lui-même. Quand on jette un coup d’oeil à une application Facebook (au hasard… celle pour iPhone), on se rend compte que beaucoup de choses sont déjà présentes : carnet d’adresses, messagerie électronique et messagerie instantanée, agenda, photos.
Bien que tout cela soit assez fermé pour l’instant, on pourrait imaginer voire débarquer les applications Facebook sur mobile. On aurait un pseudo-OS directement dans l’application Facebook. Le réseau social ferait alors partie intégrante de notre vie, il ne nous quitterait plus.
Facebook, nouveau Big Brother ?
La puissance de Facebook fait cependant peur à beaucoup de monde, et je fait partie de ceux qui restent distants avec le réseau.
La fin de la vie privée ?
Facebook détient une quantité énorme d’informations sur ses utilisateurs. Du nom à l’orientation religieuse en passant par les centres d’intérêts et les relations, la vie entière des personnes peu méfiantes est connue par la société, et potentiellement par le monde entier.
Avec le temps, cette quantité d’informations potentiellement publiques ne fait qu’augmenter. Quelle que soit l’attention que l’on y porte les risque de voire des informations privées visibles par le monde entier ne tient pas qu’à nous. Si un ami poste une photo que vous auriez préféré garder privée, le choix de la voire disparaître ne vous est pas donné.
OpenGraph, vers une centralisation du web ?
Présenté en avril, OpenGraph est le remplaçant de Facebook connect. Il permet aux sites tiers de donner une dimension sociale à leur activité, en faisant tourner leur service autour du réseau social. Il donne la possibilité aux éditeurs d’utiliser le système d’identification de Facebook pour leurs utilisateurs. Cela permet une identification simple, sans inscription, mais surtout donne accès aux éditeurs aux informations que Facebook a recueilli sur l’utilisateur.
Bien qu’OpenGraph ait de multiples avantages, il pose aussi quelques soucis. Facebook deviendrait le centre du web, recueillant encore plus d’informations sur les centres d’intérêts de ses utilisateurs, et rendant les sites tiers dépendant de son service.
Conclusion
Avec le temps, Facebook a su se construire un modèle solide. Le réseau social est devenu incontournable pour ses utilisateurs, qui ne le quittent plus, et indispensable pour bon nombre de sites tiers et société qui y voient un formidable outil de communication et de marketing.
Le réseau social doit cependant faire attention à ne pas perdre la confiance de ses utilisateurs. Les dérapages de Mark Zuckerberg (concernant la vie privée notamment) ont suscité pas mal de polémique ces derniers mois, mais la croissance (qui en avait été affectée) à fini par reprendre.
Je pense que le modèle Facebook n’est pas prêt de s’effondrer, et vous ai donné ici les points qui seront selon moi déterminants pour la suite, en voyez-vous d’autres ?



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